Introduction : Le premier texte étudié est un article appellé « Philosophe » de l'Encyclopédie par Dumarsais. Ce dernier fait l'éloge du philosophe qui est l'incarnation de l'esprit des Lumière en le comparant aux autres hommes. Dans l'extrait de Candide ou de l'optimisme, Voltaire décrit un univers merveilleux et utopique à travers lequel il critique la société de son temps. La Dent d'or est une œuvre de Fontenelle qui met en doute la vérité en racontant comment l'histoire de cette dent d'or a été relaté. Enfin, Diderot a écrit Jacques le Fatalise. C'est un roman qui rapporte les aventures et les conversations de deux voyageurs dont Jacques qui est bavard et raisonneur.
On retrouve dans la philosophie des lumières une notion de sociabilité, la recherche de relations humaines agréables, et une contestation des inégalités sociables liées au pouvoir et à l'influence que certains hommes ont sur leur semblables. Les philosophes s'interrogent sur la société et raisonnent sur les rapports humains. A travers son œuvre Jacques le Fataliste, Diderot met en évidence une caractéristique sociale courante de son temps, le pouvoir et la soumission des uns et des autres ; en effet, les hautes classes sociales ont de l'influence sur les classes sociales inférieures. Cet caractéristique a une grande répercutions sur la mentalité des hommes qui sont sans cesse commandés, qui ne réfléchissent plus par eux mêmes et qui sont forcés d'obéir bêtement. Diderot compare le commandement des hommes à d'autres hommes, à celui d'un homme à son chien « le ministre est le chien du roi, le premier commis est le chien du ministre.. », ce qui amène à penser que les derniers citoyens commandés par toutes les autres classes obéissent et agissent sans savoir pourquoi, sans jamais avoir recourt à la réflexion et au doute. Dans Candide, Voltaire propose un univers utopique ou les inégalités sociales n'existent pas : « Candide et Cacambo sautèrent au cou de sa Majesté, qui les reçut avec toute la grâce imaginable, et qui les pria poliment à souper ». Voltaire critique donc à travers cet univers merveilleux les différenciations sociales car dans la réalité les hommes faibles sont soumis aux hommes de pouvoir qui sont fermes, durs, et assoiffés de commandement. Les philosophes appellent à un changement de mentalité pour plus d'égalités sociales et refusent le principe d'autorité.
Les philosophes des Lumières sont appelés ainsi car ils s'opposent à l'obscurantisme, c'est à dire aux hommes qui vivent dans l'ignorance. A travers La dent d'or, Fontenelle affirme que pour réfléchir et raisonner sur un sujet, il faut d'abord chercher la vérité et donc acquérir le plus de connaissances possibles pour émettre un jugement fondé. Ce dernier critique les anciens auteurs qui selon lui ont mal raisonner, puisqu'ils se sont basés sur les affirmations d'historiens et d'autres auteurs inconnus au lieu de chercher la vérité par eux mêmes. Comme le dis Dumarsais dans l'article « Philosophe » dans L'Encyclopédie, il faut prendre « pour vraie ce qui est vraie, pour faux ce qui est faux, pour douteux ce qui est douteux et pour vraisemblance ce qui n'est que vraisemblance ».De plus, le philosophe Fontenelle pense que la connaissance et la recherche de la vérité est nécessaire et même indispensable pour raisonner et émettre un jugement : « Je ne suis pas si convaincu de notre ignorance par les choses qui sont, et dont la raison nous est inconnue, que pas celles qui ne sont point, et dont nous trouvons la raison ». Cela rejoint Dumarsais qui ajoute « c'est ici une grande perfection du philosophe, c'est que lorsqu'il n'a point de motif pour juger il sait demeurer indéterminé », c'est à dire que puisque la connaissance est indispensable à la raison, si un homme n'a point de connaissance sur un sujet, il ne doit pas raisonner sur ce dernier, car son jugement sera faux et infondé.
Les penseurs du XIIIe siècle défendent l'esprit critique, c'est a dire le scepticisme et le rationalisme. Dumarsais, dans son article « philosophe » affirme que les philosophes sont les maîtres de la raison et de la réflexion : « la raison est à l'égard du philosophe ce que la grâce est à l'égard du chrétien ». Il démontre à quel point le rationalisme est important pour la société et pour que chaque homme obtienne sa majorité, c'est à dire une autonomie et une indépendance de réflexion. Dans Jacques le fataliste de Diderot, le personnage Jacques dans sa comparaison des hommes avec les chiens dis : « Les hommes faibles sont les chiens des hommes fermes » ; A la fin de l'extrait, le maître répond à la réplique du marquis « vous avez là un serviteur qui n'est pas ordinaire » par « Un serviteur ! Vous avez bien de la bonté : c'est moi qui suis le sien ». On comprend par cette réplique que Jacques, avec sa remise en question des classes sociales et donc son raisonnement, arrive à passer du statut « d'homme faible » à celui « d'homme ferme » ; c'est donc grâce à la réflexion et à l'esprit critique que l'on devient « le maître » et non plus « le chien », et qu'on atteint sa majorité. Fontenelle, lui aussi essaye de démontrer que l'esprit critique est fondamental : il remet en question la soit disant vérité à laquelle tout le monde croyait et s'aperçoit qu'elle était fausse. Il montre donc l'utilité qu'il y a à accorder le doute, il défend le scepticisme.
Conclusion : De nombreux aspects de la philosophie des Lumières sont rassemblés dans ce ces quatre texte. Il y a le refus du principe d'autorité qui va avec l'abus de pouvoir et des inégalités sociales. Ensuite, nous retrouvons la vérité qui doit être prise en compte pour émettre un jugement et enfin la défense de l'esprit critique, du scepticisme et du rationalisme.
